GAGNOA : N’Ganon Lacina Koné, le chauffeur voleur des 13.300.000 FCFA du Supermarché SOGEMCI dit avoir été victime d'un braquage

Il avoue les faits après avoir été cuisiné par les fins lilmiers de la police du Gôh

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N’Ganon Lacina Koné. Photo/I.T

Né le 24 mai 1983 et âgé de 40 ans, le sieur N’Ganon Lacina Koné, père de 5 enfants est pendant 7 ans, employé dans une structure commerciale dénommée SOGEMCI Supermarché. Cet hypermarché de denrées alimentaires et autres situé au bas de l’immeuble Ezzédine, à pour gérant Ezzédine Huissen. D’une confiance inébranlable, N’Ganon Lacina Koné, chauffeur de son état, a été, pour la énième fois, commis pour faire un versement à la banque Atlantique. Ainsi, pour le compte de l’entreprise qui l’emploi, la somme de 13.300.000 FCFA lui sera remis. Cette faramineuse somme remise dans un sachet blanc, malheureusement, sera détournée de sa destination.

A l’aide d’un pistolet on dirait-automatique, ils m’ont intimé l’ordre de leur remettre le sachet d’argent en ma possession.
En effet, nourri d’une mauvaise intention, N’Ganon Lacina Koné, en possession de ce sachet bourré d’argent se rend immédiatement au quartier Dioulabougou, d’où il confiera le sachet et son contenu à l’imam Sindé Amara. D’un esprit malin, il s'empresse au commissariat de police du 1er arrondissement et déclare avoir été victime d’un braquage à main armée de pistolet par deux individus à bord d’une moto à proximité de la station Totale. Qu'à cela ne tienne, « As-tu déjà informé ton patron ? Sinon, va le tenir informer d’abord » lui sera-t-il conseillé au poste de police. Ce qu'il fit.
Après avoir porté sa plainte contre inconnu et en présence de son patron Ezzédine Huissen, N’Ganon Lacina Koné, sera par la suite soumis à des interrogatoires sur les faits. Selon la présumée victime: « je suis quitté au magasin avec le sachet et son contenu en étant sur ma moto Apach Flèche. Du fait d’un embouteillage, j’ai volontiers marqué un arrêt à hauteur de la station Total. C’est en ce moment précis que je me suis vu accoster par deux individus sur une moto. A l’aide d’un pistolet on dirait-automatique, ils m’ont intimé l’ordre de leur remettre le sachet d’argent en ma possession. Au risque de me voir abattre, sans résistance, je me suis exécuté. Après quoi, ils se sont volatilisés dans la nature avec le butin » déclarera N’Ganon Lacina Koné.


Ces faits de braquage qu’il dit avoir eus lieu aux environs de 14 heures, ont vraisemblablement intrigués le préfet de police Boua Kouassi Jean, car à l’analyse des déclarations de la victime, il se trouve que ledit commissaire et autres qui ont eus à emprunter cette même voie et à la même heure n’ont aucunement été confrontés à un quelconque embouteillage comme voudrait le faire croire N’Ganon Lacina Koné. D’ailleurs, admettons que cela soit vrai, pourquoi a-t-il décidé de marquer un arrêt alors qu’il avait la possibilité de se faufiler et contourner par la station ? Le préfet de police qui a bien voulu examiner la situation avec clairvoyance et disséquer l'esprit de N’Ganon Lacina Koné, décidera sa mise à disposition à l’équipe d’enquête de la brigade anticriminalité de la préfecture de police.

Pour une meilleure assimilation de cette affaire qui lui paraissait étrange, il instruira alors une reconstitution des faits sur les lieux indiqués. Manque de pot pour lui car une fois sur les lieux, personne n’aura eu avoir connaissance d’une éventuelle attaque. Les efforts du commissaire divisionnaire Boua Kouassi Jean ont payé.

je ne sais pas ce qui m’a pris. Je n’ai jamais fais ça. Eh ! Allah… ! J’ai remis le sachet d’argent à l’imam Sindé Amara

Au regard des points d’ombres, après une perquisition infructueuse à son domicile pour nécessité d’enquête, N’Ganon Lacina Koné sera néanmoins gardé à vue. Cuisiné, l’homme a fini par se mettre à table. Au travers de ses incohérences: « je ne sais pas ce qui m’a pris. Je n’ai jamais fais ça. Eh ! Allah… ! J’ai remis le sachet d’argent à l’imam Sindé Amara pour qu’il me le garde (...) » avouera-t-il. Dans l'inconscience, ayant appris l’arrestation du sieur N’Ganon Lacina Koné, l’imam, à son tour, ira remettre ledit sachet à M. Amara Fofana, ami intime à N. L. Koné, car dirait-t-il « ton ami m’a confié ce sachet de garder pour lui. Je ne sais vraiment pas le contenu. Je ne veux pas avoir de problèmes parce que j’ai appris qu’il est aux arrêts (…). Dans leurs missions régaliennes, l'oreille et l'œil aux aguets, les éléments du préfet Boua ne donneront aucune chance à Amara Fofana de s’échapper avec le colis à savoir le sachet d’argent. Il sera à son tour appréhendé dans un kiosque à café. Eu égard à l’article 467 nouveau et 448 du code pénal, l'indélicat chauffeur voleur N’Ganon Lacina Koné a été déféré par devant le parquet de ladite ville. C’est le lieu de d’encourager et de féliciter le commissaire divisionnaire Boua Kouassi Jean, préfet de police qui a eu le nez creux de faire acte de diligence dans cette affaire de vol assimilée à un braquage.
Nous y reviendrons.

AKOTO G. Ivory Coast Tribune